Dès que Paris6eme entend parler d’une nouvelle adresse franco-nippone, les rives et les arrondissements n’ont plus de frontière. Nous voilà  ni une ni deux partis pour le Quai de Loire dans le 19ème pour tester la nouvelle adresse en vogue KOKO, un bistrot parisiano-japonais coloré.

Nathalie et Yin, n’en sont pas à leur premier essai étant à la tête de Shabu Sha, un restaurant de fondu japonais rue des Gravilliers. Leur objectif est de proposé cette fois un endroit convivial et hybride, influencé par les saveurs du soleil levant. L’effet est réussi puisqu’ils proposent une carte très inspirée, qui raviront tous les palais français : de la subtilité au plus épicé, tout le monde s’y retrouve et la carte fait l’unanimité.

Le lieu est aussi atypique que l’offre n’est éclectique, sautant de rolls en gyozas et en izakayas. Pour entrée en matière on se laisse tenter par une aubergine grillée au miso, intéressante bien qu’un chouia trop sucrée, pour passer au versant plus hard avec les Rolls smocking hot (thon épicé, masago, concombre, thon fumé aux 5 poivres (14 euros), qui laisseront une trace légèrement pimentée sur nos papilles. Les gyozas sont assez séduisants dans leur genre, la farce est généreuse et fondante, tandis que la pâte est plutôt finement réalisée.

Côté plats, je me laisse tenter par la salade végétarienne constituée d’algues, de beaux morceaux d’avocat, de wakamé, et d’un délicieux tofu frit accompagné de sa sauce sésame (13,5 euros). Une généreuse salade, qui ne me laissera pas sur ma faim. Mention spéciale pour le tofu frit, dont la panure reste encore un mystère d’onctuosité…
Mon compère part quant à lui sur le donburi de boeuf, plus classique mais somme toute assez bien réalisé. On le compare pourtant malgré nous à l’incroyable Donburi de Nanashi qui propose un plat plus abouti avec un riz parfaitement vinaigré et un bœuf d’une tendreté à fermer le claper de n’importe quel gourmet. On est donc un peu plus mitigé sur ce plat qui ne fera pas l’unanimité.

On passe désormais au versant sucré, et autant se le dire tout de suite, on ne s’attendait pas à trouver chez KOKO d’aussi gourmands desserts. Du vacherin au thé vert et coulis de fruits rouges, au café gourmand, on se lèche encore les babines en y repensant. Le gourmand était constitué d’une crème brulée au thé vert, d’un moshi glacé lychee, une pana cotta au sésame noir… Côté vacherin la glace au thé vert était plutôt très sexy dans son genre ! et dieu sait que nous avons benchmarké la plupart des offres glacières…


Pour conclure sur ce bistrot japonais fraichement installé sur le Quai de Loire, il s’agit d’une belle adresse pour prendre du bon temps et siroter d’excellents thé glacé en terrasse, sans compte le temps qui passe. Ce lieu coloré et hors du temps saura séduire pour son éclectisme et sa régularité, et répondra aux envies de n’importe quel affamé exigeant.